Les Acteurs de l’Open Data

En France, les instances publiques et les collectivités locales, sont les principaux acteurs du courant Open Data.

Les avantages qu’ils peuvent en tirer sont nombreux.

En favorisant la réutilisation des données ils deviennent vecteurs d’innovations: nouveaux modes de visualisation, nouveaux modes d’analyse, création de services autour de ces données…
La première conséquence de cette innovation est un bénéfice d’image pour l’institution qui libère ses données.

En effet, c’est une véritable image d’ouverture et de transparence que celle-ci laisse transparaître. Ces répercutions ont toujours un effet positif pour les citoyens.

Le principal objectif est de créer une véritable collaboration entre services publics et citoyens, permettant ainsi l’amélioration des données et pourquoi pas, à terme, une amélioration des politiques publiques.
Mais ces collectivités sont également elles-mêmes les premières à profiter de l’ouverture des données.

En effet, comme le souligne Guilhem Duché, Responsable Mobilité au GFI Informatique de Rennes, « la nécessaire rationalisation de leur système d’information pour l’ouverture des données, ainsi que pour les processus de production et de maintenance de celles-ci, fluidifie et favorise les échanges entre services ».

Sur la gestion de ses données, l’administration est donc plus performante.
L’open data présente aussi plusieurs avantages pour le grand public.

Avec la naissance de services applicatifs innovants ayant vu le jour par la réutilisation de ces données, de nombreux services sont rendus aux citoyens, à l’exemple des applications relatives aux transports en commun.
De nouvelles formes de visualisations qui permettent aux citoyens et aux journalistes de mieux appréhender les données ouvertes apparaissent aussi grâce à ce mouvement, à l’image du site San Francisco Crime Spotting qui propose une carte présentant les lieux de vandalismes ou de scènes de violences en se basant sur les dernières données ouvertes par la police locale.

« Ces services et bien d’autres sont des sources d’informations plus faciles d’accès, ils ouvrent la voie à des activités de data journalisme et participent à l’enrichissement du débat public », conclut Guilhem Duché.