Le Big Data peut-il révolutionner le monde des transports publics ?

Les nouvelles technologies sont amenées à être omniprésentes dans notre environnement. Ainsi la possibilité d’obtenir des informations sur chaque individu augmente considérablement, celle-ci permettant une traçabilité de chacun. Cependant certaines conditions doivent intervenir  » pour rendre la demande de transport plus productive voire pour la réduire « . L’intervention de Bruno Marzloff, sociologue fondateur du groupe Chronos, lors de la conférence GS1 France va nous éclairer pour répondre à cette problématique.

Tous les jours nous faisons usage des transports. Nous pouvons alors en déduire que nous devenons une  » data  » car nos moindres mouvements sont en effet tracés. Le téléphone mobile à lui seul apporte des informations précises sur notre géolocalisation. Bruno Marzloff présente le Big Data comme une ressource illimitée, renouvelable et productive. En effet les données arrivent en un flot continu. Eric Schmidt, le patron de Google annonce :  » il y a eu 5 exabytes d’informations créées depuis la naissance de la civilisation jusqu’en 2003. Mais cette même quantité d’information est maintenant créée tous les deux jours et cette rapidité augmente « . On qualifie  également le Big Data de ressource renouvelable car les données sont immédiates et réactualisées en permanence. Enfin cette production définie de  » collective  » fait intervenir l’usager, étant  » le fournisseur, médiateur, consommateur et créateur de la data.  »

Si les autorités en charge des transports et les usagers échangaient ces données entre eux (recommandation d’itinéraire bis, fréquence, taux de remplissage…), ce flux de données pourrait servir à adapter l’offre à la demande.
Autrement dit, le Big Data pourrait réduire et transformer la demande de transport. Le sociologue nous fait remarquer que plus du tiers du temps de travail se déroule en dehors du siège.
La question est : Comment améliorer la circulation et le confort dans les transports publics (bus tram, métro, RER, automobile) ?

Cela se concrétisera seulement par l’échange en temps réel, la transparence de ces données et l’interdépendance de chacun. Le covoiturage et l’autopartage deviennent alors possible. Prenons aussi  l’exemple des Jeux Olympiques de Londres durant cet été 2012. L’autorité de transport For London était face à un enjeu considérable. La capitale britannique compte 12 millions de voyageurs chaque jour, 3 millions se sont rajoutés lors des JO. Ils ont alors pris l’initiative d’expliquer aux habitants de Londres comment ne pas prendre les transports publics et éviter les embouteillages. C’est dans cette démarche de transparence que l’ on constatera clairement une économie de temps et d’argent !

Nous pouvons émettre l’hypothèse que si chacun était dans une optique de partage et d’ouverture,  nous réussirons peut-être à maîtriser ce flot de données afin d’en tirer le meilleur et ainsi, améliorer la mobilité des transports publics.

Pour en savoir plus, quelques sources :