Le crowdsourcing, la nouvelle tendance mode de l’Open Data

De plus en plus de projets Open Data reposent sur le phénomène de crowdsourcing, mouvement de participation citoyenne de « récolte » et de fourniture de données qui vont être réutilisées par les développeurs d’applications et les applications. Le citoyen devient donc « fournisseur officiel de données ».

Exemple le plus ancien et le plus connu d’initiative crowdsourcing, l’encyclopédie participative Wikipédia. En effet, chacun est libre d’ajouter des informations sur chaque article, d’en créer des nouveaux… avec le risque de voir des fausses informations émerger. Là repose le plus grand problème de ce site pourtant si utilisé par tous et notamment les étudiants. Ainsi, ce mouvement repose sur la notion de confiance envers les autres. Mais la pertinence des informations dépend aussi du nombre d’utilisateurs.

Gros avantage à ce modèle pour les développeurs d’applications, des  économies: économie de temps (dans la recherche de données par exemple), d’argent (plus besoin de mettre en place un service technique par exemple)… La commune bretonne de Plouarzel, commune connue pour être la première à s’être engagé dans le mouvement Open Data, a aussi été l’initiatrice du crowdsourcing. En effet, celle-ci a mis à contribution ses 3150 habitants pour mettre à jour son plan communal. « Confrontée à l’impossibilité d’entretenir un service technique capable de faire ce fastidieux travail, la collectivité à fait le choix de mettre les cartes qu’elle possédait sur OpenStreetMap (projet international initié en 2004 dont le but est de créer une carte libre du monde) et de proposer à sa population de les mettre à jour elle-même » avec notamment l’organisation d’une « cartopartie », événement pendant lequel les citoyens plouarzélistes volontaires, munis de GPS fournis par la Mairie, ont parcouru le territoire, dans le but de rendre disponible à tous les données de géolocalisation les plus précises de leur territoire pour ainsi offrir la toute dernière version de la carte de leur commune.

Le crowdsourcing semble donc être une innovation participative encore que locale. Après l’exemple de Plouarzel, on peut citer d’autres initiatives comme les plateformes respectivement anglaises et américaines, dont on a, soit dit en passant, évoqué les projets sur notre page « Data d’ailleurs », FixMyStreet ou SeeClickFix. Les citoyens utilisant ces applications transmettent aux autorités responsables un formulaire décrivant un problème citoyen rencontré dans leur commune (graffiti, problème de poubelles, de voisinage…) avec l’appui d’une photo. Ainsi, de nombreux problèmes ont été traités, rendant la vie plus citoyenne!

Mais au niveau de la cartographie, on ne peut pas ne pas parler de l‘Initiative avec un grand I internationale crowdsourcing,OpenStreetMap. Pour ceux qui, par hasard, n’auraient jamais entendu de cette entreprise fabuleuse, c’est une carte librement modifiable par tous du monde dont les données cartographiques collectées sont ré-utilisables sous licence libre (CC-by-SA). Même si au départ, c’est sous forme de contribution locale (plans/cartes rendus disponibles village par village, ville par ville, commune par commune…) que cette carte peut être créée, celle-ci a vite conquis le monde entier et prouve que ce phénomène de crowdsourcing et donc indirectement l’Open Data a de quoi devenir un enjeu international.

Ainsi, pour redonner un coup de fouet à l’engagement citoyen, à la participation et la réflexion citoyenne, mais aussi à l’intérêt pour sa ville, son pays, sa citoyenneté et même le monde qui nous entoure, vive le crowdsourcing!

Sources:  http://www.polyspot.com/blog/2012/de-l-open-data-a-linnovation-participative-les-donnees-par-et-pour-les-usagers/

http://boite-democratic.fr/fiche/experience/2012/06/06/quand-une-municipalit-met-en-place-du-crowdsourcing