La France, en retard sur l’Open Data ?

L’idée de données partagées a vu le jour aux Etats-Unis dès 1966 avec l’adoption de la loi sur le libre accès à l’information (la « freedom of information act »). Il s’est peu à peu développé et a été un sujet clé de la campagne de Barack Obama de 2007. En effet, l’actuel président des Etats-Unis avait souhaité libérer les données afin de « renforcer la démocratie et promouvoir son efficacité et son effectivité au sein du gouvernement ». C’est ainsi qu’en mars 2009, le site data.gov est lancé. Plus tard dans l’année, les trois piliers de la coopération entre l’État et les citoyens sont posés : transparence du gouvernement, participation et collaboration.

Suite à cette expansion rapide, et au succès de l’Open Data, le Royaume–Uni investit massivement. L’Open Data Institute (ODI) est créé et c’est en janvier 2010 qu’un site analogue à l’américain voit le jour : data.gov.uk. Il connaît le même engouement et représente une victoire pour la communauté pro-opendata.

En France, l’ouverture s’est faite en 2002, d’abord dans le domaine du droit puis via des initiatives de grandes villes françaises qui ont permis la diffusion de millions de données. Si l’initiative a été plus tardive que chez nos voisins d’Outre-Manche, elle n’en a pas moins été vaine. Ainsi, en février 2011, la mission Etalab  est lancée et après 10 mois d’élaboration, le site data.gouv.fr regroupe près de 350 000 jeux de données issues de l’administration centrale, non loin du portail américain d’Open Data qui lui en regroupe 390 000.

La France suit donc le modèle américain dans le domaine de l’ouverture des données en le plaçant au cœur de sa politique et n’affiche aucun retard dans son évolution. Cependant, la tendance est encore trop peu connue et donc moins bien suivie par les citoyens français. L’exemple anglo-saxon a montré que grâce à un fort investissement, l’Open Data fait désormais partie intégrante de la communauté.  Un exemple à suivre afin de développer toutes les possibilités offertes par l’Open Data.