Google n’a pas dit son dernier mot, place au Big Data!

Il n’aura pas fallu beaucoup de temps à Google pour répondre à Facebook et son approche open-source. En proposant un nouveau service, BigQuery, qui permet d‘analyser en ligne un grand nombre de jeux de données (tiens tiens, ça nous rappelle un peu le projet Open Compute de Facebook cette affaire!), Google veut attirer les Big Data dans le Cloud.

Cloud? Nuage? Presque! Le Cloud Computing est l‘accès à la demande et en libre-service à des ressources informatiques virtualisées et mutualisées.L’emplacement des données dans ce « nuage » n’est pas porté à la connaissance des clients et les utilisateurs ou entreprises n’ont plus à gérer leurs serveurs informatiques mais peuvent toujours accéder à de nombreux services sans avoir à gérer l’infrastructure sous-jacente, souvent complexe, les applications et les données ne se trouvant plus sur l’ordinateur local, mais dans un « nuage » composé d’un certain nombre de serveurs distants interconnectés. Vous le comprendrez donc mieux maintenant, le but de Google est de construire un service qui permettra d’analyser dans ce cloud d’importants volumes de données. Ce programme BigQuery est destiné à aider les entreprises à analyser leurs données sans avoir besoin de construire une infrastructure. Selon Ju-Kay Kwek, responsable produit chez Google, grâce à ce service, « vous pouvez concevoir des applications et partager des données sous la forme d’un service ».

Pour les responsables de Google, en aucun cas ce nouveau service correspond à une contre-offensive à « l’ouverture facebookienne ». En effet, celui-ci s’est ouvert tout naturellement puisqu’ils avaient déjà développé pour leur propre usage plusieurs des outils nécessaires à sa mise en place. La firme utilise notamment cette analyse de données pur étudier la façon dont les internautes utilisent leurs services comme celui de gmail. Selon Le Monde Informatique, « ces données opérationnelles renseignent sur les caractéristiques qui fonctionnent et celles qui sont inopérantes. Le fait de garder toutes les données générées contribue largement au succès des analyses réalisées ».  Une autre question se pose alors: quelles questions poser lorsqu’il s’agit de faire des requêtes sur les données? Le responsable produit chez Google nous répond simplement que « la clef, c’est de poser beaucoup de questions. Plus vous en posez dans un délai réduit, plus elles seront pertinentes ».

Et au niveau de l’utilisation? Les clients peuvent charger un jeu de données, puis le mettre à jour au fur et à mesure que les données sont disponibles. Pour parcourir ces données, il leur est possible d’utiliser les algorithmes et le langage de requête de Google.

Quant aux bénéfices à ce recours au modèle cloud pour les Big Data, Ju-Kay Kwek nous expose la sécurité, « plus besoin de mettre en place un datawarehouse », et la fonction de sauvegarde qui sont toutes deux comprises dans le service. Du temps précieux gagné « pour pénétrer au coeur des données et obtenir des résultats ». Last but not least, la rapidité du service. En effet, ce service permet aussi d’obtenir des réponses en temps réel sur un grand nombre de jeux de données.

Dernière question qui se pose, le prix de cet hébergeur de données. Pour y répondre, nous sommes dans le « cloud » mais selon un des premiers utilisateurs de ce programme, la compagnie française We Are Cloud qui propose des services de Business Intelligence dans le cloud, « le tarif est raisonnable ». L’équipe 123opendata va enquêter pour mesurer cette « raisonnabilité »; On vous tient au courant!