Un petit pas pour Hadopi…dans l’Open Data

Hadopi (Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des droits sur Internet), mis en place sous la loi du 12 juin 2009, contrôle la diffusion des oeuvres et protège les droits d’auteurs. Une de ses missions est d’encourager la labellisation de l’offre légale. En effet, un site qui propose une offre légale dans le respect des droits des créateurs se voit attribuer d’un label par Hadopi. Ainsi les internautes peuvent identifier un site proposant des offres dans le respect des droits des créateurs. Cette institution a aussi pour mission l’élaboration d’un portail de référencement des offres légales. C’est pourquoi  la « transparence et  la compréhension des questions liées au téléchargement illégal et les offres légales d’œuvres sur Internet » est aussi une priorité d’Hadopi.

I/La progression d’Hadopi dans l’Open Data

Jeudi 28 septembre 2011 la présidente d’Hadopi, Marie-Françoise Marais, annonçait le lancement de ses 5 chantiers, parmi eux : la politique de passage en Open Data. Ce chantier devait commencer approximativement le 15 octobre 2011 dans le but que les licences, les données à libérer et les formats soient précisés.  L’objectif étant alors de participer à la démarche d’ouverture des données publiques dirigée par Etalab sous l’autorité du Premier ministre, et selon le secrétaire général de l’Hadopi, ce serait par exemple, « de donner accès aux données issues de la CPD« .
De plus, l’ enquête sur les « usages de consommation depuis l’ère pré-numérique » se rapportant sur l’acquisition et l’accès aux biens culturels sera utile afin de présenter une vue d’ensemble européenne et internationale sur les habitudes des consommateurs.

Cet été 2012 Hadopi a mis en ligne ses premières données sur un site consacré à l’Open data : data.gouv.fr « à quelques jours de la remise du rapport annuel ». Ces jeux de données correspondent aux études  suivantes : « Hadopi, biens culturels et usages d’internet : pratiques et perceptions des internautes français »
 

II/Ce qu’on attend encore d’Hadopi

Marc Rees précise dans son article que « sont spécialement attendues les données en possession de la Commission de Protection des Droits, cœur répressif de la riposte graduée. Par exemple, la géolocalisation des abonnés, la répartition des médias, les réseaux utilisés, les plages horaires, etc » 

Marc Rees nous fait part aussi des attentes en cours. En effet, Hadopi ne transmet pas ses données à la presse, « elle ne réserve désormais les dossiers complets qu’aux seules entreprises susceptibles d’y répondre ». De plus il serait profitable qu’elle révèle le coût de ses voyages à l’étranger et qu’elle expose son budget sous une forme réutilisable plutôt qu’un format pdf. D’autre part les déclarations d’intérêts de ses membres n’ont pas été communiquées en totalité.

Hadopi est donc dans une bonne démarche d’ouverture de ses données mais il faudra tout de même être patient pour observer une réelle transparence.  

Pour en savoir plus, quelques sources :