Internet des objets participe au Big Data

Internet des objetsLe vendredi 31 août au sein du collège des Bernardins, GS1 France a organisé la 7ème édition de son université d’été, nous avons eu l’occasion de nous pencher sur la thématique « Big Data, Open Data : partage, échange, confiance… que faire des données ? ». Ainsi nous ouvrons une session entièrement consacrée à cette conférence ! 

Pierre Georget, président de GS1 France nous annonce que « nous pouvons quasiment lire l’avenir grâce au Big Data » qu’il qualifie d’ailleurs « obésité des données »,  présent dans le secteur des transports, la recherche médicale et la finance. Cette finalité  résulte d’ une étude minutieuse des données qui s’ensuit d’ un algorithme venant en faire une lecture intelligente et déterminer les directives à suivre pour accomplir une action ou l’anticiper. Ainsi plusieurs questions en découlent. Les données sont elles fiables, adaptées ? Complètes ? L’algorithme conviendra t-il exactement ? Comment sera t-il possible d’agir avec rapidité et précision ?

Pour commencer abordons l’intervention de Bernard Benhamou (délégué aux usages de l’Internet auprès des ministères de l’économie numérique et de la recherche), sur l’Internet des objets, aussi appelé  » objets communicants « . Par exemple le Waterpebble est un outil qui délimite la quantité d’eau dans sa baignoire et sa douche afin de dininuer la consommation, ou le Glowcaps, un pilulier connecté qui saura vous prévenir quand il constate un oubli de pilule.  Avec l’importance des données échangées, l’internet des objets va  par conséquent renchérir le Big Data. Cependant ses perspectives semblent pour l’instant idylliques. De plus cette masse de données risquerait d’entraîner une transgression des lois morales. Il faut la maitriser et l’ encadrer !

Internet des objets : c’est quoi ?

L’internet des objets n’appartient plus à la science fiction ! Adepte du monde virtuel, Internet veut maintenant s’étendre au monde réel. Chaque objet (ou lieu dans un monde physique) devient alors une entité.
Ses données pourront être échangées, se reconnaitre et par conséquent communiquer entre elles
, on pourra donc parler d’une sorte de langage artificiel. Les codes barres, les tags RFID, NFC… permettent de les identifier. Ainsi il est possible de les suivre pendant « leurs cycles de vie » par des  » technologies sensorielles  » : capteurs, caméras, positionneurs GPS, GSM ou Wi Fi.

Ses évènements sont stockés, analysés et utilisés pour la logistique, le merchandising, le marketing et la sécurité.
Philippe Gautier, directeur de Business2any, préfère parler  » d’intranet des objets  » car on est face à un cloisonnement des données qui n’interagissent pas encore ensemble. Cependant le but de départ est que les informations soient communiquées sur internet pour ensuite déclencher des actions automatisées. Pour le dire plus simplement ce qui est généré par l’être humain va être généré par la machine. Le web sémantique rend possible l’agencement des « métadonnées » (les données sur les données, c’est à dire les descriptions des données elles mêmes).
Ce principe permettrait à tout le monde de les rendre public ou trouver automatiquement des renseignements sur les objets. Néanmoins un souci d’ interprétation des données se pose car les technologies sensorielles ne savent pas encore interpréter entièrement les informations recueillies de notre réalité :  » ce ne sont que des yeux, des oreilles, des nez ou des terminaisons nerveuses qui voient, écoutent, sentent ou touchent mais sans cerveau capable d’exploiter intelligemment les informations et de décider en retour « .

 Ses perspectives ?

De ce fait l’internet des objets va accroître le nombre de données ce qui va profiter au Big Data.  Bernard Benhamou explique :  » La métadonnée devient la valeur plus que l’objet lui même « . Puces RFID, NFC, automobiles connectées… à première vue cela semble s’inscrire principalement dans une perspective  industrielle. La puce électronique RFID, dure 3 à 4 générations, elle peut être implantée dans un produit, un objet ou un organisme vivant. Les informations peuvent être rafraichient durant la vie du produit. Certains l’envisage comme une « révolution technologique » car elle permet d’assurer le suivi individualisé d’une marchandise à partir de l’instant où il est entreposé jusqu’à sa vente. Les consommateurs pourront passer plus rapidement en caisse par une simple identification à distance du contenu des caddies. Par ailleurs, au sein du téléphone portable la communication NFC permet un paiement sans contact et d’autres applications. La puce NFC facilite l’achat, assure une haute  sécurité lors du paiement et participe à l’accroissement du e-commerce.

Encore et toujours des inventions qui poussent à la consommation, nous direz-vous ! Eh bien pas seulement, elles sont aussi au service de l’homme et de l’environnement. Les automobiles connectées commencent à ciculer sur le marché ! En effet il apparait une demande importante d’intégrer Internet au sein du véhicule. Cela vient simplifier la vie de l’automobiliste et participe au développement durable. Donnons une exemple simple: « si 5 voitures sur 1000 étaient dotées d’un système d’information intelligent, les informations collectées permettraient de lutter efficacement contre les embouteillages » (Fast Company).

 Ses risques ?

Néanmoins il faut pouvoir anticiper les risques de « cette révolution technologique ». Internet mobile est dans la main des utilisateurs et des consommateurs ! Le souci étant que les acteurs et citoyens maitrisent les données mobiles.
 » La donnée est l’or noir d’internet : si un service est gratuit sur internet c’est que vous êtes le produit « .
La CNIL (commission nationale de l’informatique et des libertés) est une autorité de régulation qui va gérer les données personnelles. Avec la puce RFID la notion de vie privée évolue. D’une part, car il y a possibilité que les données du consommateur soient interrogées sans que celui-ci s’en rende compte. D’autre part, car il y a capacité de savoir ce que l’on transporte, ce qui pourrait nous identifier (bible, objet médical). Ainsi Bernard Benhamou souhaite la création d’un nouveau droit  » le droit au silence des puces  » Le consommateur sera en mesure de désactiver la puce. L’élément fondamental serait donc « la  confiance,  sinon tout l’édifice pourrait être bouleversé ».

Pour conclure, selon philippe Ducellier, l’internet des objets ferait parti de notre décors quotidien d’ici à 10 ans. Un monde d’intelligence artificielle  promettant des perspectives intéressantes !  Mais le réel problème sera  l’interprétation des données. Le film I-robot réalisé par Alex Proyat illustre très bien cette problématique.

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