L’Open Data au service de l’Uruguay

 Destination les Amériques du Sud…

La nouvelle, « L’Uruguay tente l’Open Data à la demande », tirée du web- magazine OWNI retrace un interview exclusif de Fabrizzio Scrollini, enseignant-chercheur à la London School of Economics.

Il y a de celà quelques jours, la plateforme QueSabes.org a été mise en place par une ONG luttant pour l’accès démocratique aux données en Uruguay.
F.Scrollini, l’un des fondateurs de cette plateforme, explique qu’après avoir découvert des projets comme « My Society » et « Open Knowledge Foundation » dans lesquels les citoyens étaient impliqués dans le « mouvement de l’Open Data, » a souhaité avec la collaboration de plusieurs avocats, chercheurs en sciences humaines et programmateurs de la communauté du logiciel libre de mettre en place DATA.
Le principe étant de rester fidèle à cette même démarche citoyenne qu’en Angleterre, où les Uruguayens soumettent leurs demandes de données auxquelles ils souhaitaient avoir accès grâce à « QueSabes.org »

QueSabes.org a vu le jour grâce au travail des 35 bénévoles développeurs, scientifiques et juristes éparpillés en Europe ou bien aux Etats-Unis qui ont pu mener à bien ce projet grâce à Skype et Google Chat.
Ces bénévoles ont également été les seules sources de financement à ce projet et éspèrent pouvoir former une coopérative dans le but d’avoir la garantie de leur indépendance financière.

Pourquoi l’Uruguay ?

En dehors du fait qu’une partie des membres fondateurs de « DATA » soient originaires de l’Uruguay, ce pays possède une «  tradition forte de défense des droits de l’homme » ce qui représente « un bon terrain d’expérimentation à petite échelle avant de s’attaquer à de plus grandes zones géographiques » d’après le chercheur.

Chaque citoyen a la possibilité de déposer des demandes de diffusion de données et de consulter celles qui ont préalablement  été diffusées et transmises aux autorités.

Un premier bilan positif !

F.Scrollini explique, « En une semaine, nous avons reçu une centaine de demandes mais, au vu des statistiques, nous pensons que la cadence doublera assez vite. Une vingtaine portait sur la criminalité, beaucoup également sur la santé et le logement. D’autres sont plus “piquantes”, comme les questions portant sur le salaire des fonctionnaires. Mais nous ne jugeons pas les demandes, nous les prenons telles quelles. »

Mais !

Afin de mener à bien ce projet, il est indispensable d’être en contact avec les autorités.
En effet, ces dernieres fixent les standards techniques et les formats de données des demandes des citoyens.
La mairie de Montevideo reste réticente concernant les sollicitations des citoyens malgré sa politique d’Open Data, à l’inverse de la Présidence de la République qui est, quant à elle, coopérante.

«  Nous devons donc jouer avec son champ de compétences pour trouver les données que nous cherchons : nous avons pu récupérer grâce à elle des données sur la sécurité routière, l’environnement ou la criminalité […] la recherche et l’obtention des données parfois délicate. »

Quelles Finalités ?

Toujours en restant dans une démarche ouverte et coopérative, Que Sabes souhaiterait soutenir les jeunes dans le cadre d’une sensibilsation civique et par la suite, s’étendre au Paraguay ainsi que dans quelques états d’Argentine.