L’Open Data, une démarche citoyenne avant tout!

Selon Gilles Babinet, Président du Conseil National Numérique, la libéralisation des données publiques n’a de sens que si ces données sont d’abord prises en main par la société civile (citoyens, associations…) et ce n’est seulement ainsi que seront générées les retombées économiques de l’Open Data.

En effet, et nous l’avions vue, l’exploitation de l’Open Data par la société civile pourrait induire une meilleure performance des acteurs économiques puisque ce mouvement permet de mettre en place, et non sans risque, un nouveau rapport de force entre l’Etat et les citoyens, ces derniers étant plus à même de donner leur avis sur les questions publiques et donc d’interagir avec l’administration publique. Gilles Babinet, pour renforcer cette idée, prend l’exemple du thème de la santé: « Si les citoyens disposent, par exemple, de la performance des hôpitaux acte par acte, les établissements de santé pourraient être incités à se renforcer dans les actes où ils sont les moins bons ».

Le seul hic, beaucoup de données sont encore inaccessibles ou inexploitables et là réside le problème majeur de l’Open Data. Certes, les récentes initiatives comme le lancement de la plateforme nationale datagouv ou le programme d’incitation à la réutilisation des données publiques, Dataconnexions visent à le résoudre mais « nous aimerions disposer de données sur le logement social, la performance scolaire, les coûts d’actes médicaux ou encore le fonctionnement de la justice. Elles manquent aujourd’hui« .

Ainsi, il n’y a qu’une seule solution pour booster l’Open Data en France et rendre ce courant moins opaque, en stimulant la demande citoyenne: une demande de transparence, de nouveaux services et d’un nouveau rôle à jouer dans la société. Pour réponde à ces problématiques, le Président du Conseil National Numérique, milite pour la création d’un fonds d’aide au développement d’applications et d’outils pour exploiter les données, celui-ci aidant donc à initier le mouvement.