L’Open Data, Késako ?

L’ Open Data est un mouvement qui préconise une libre disponibilité pour tous et chacun, sans restriction de copyright, brevets ou d’autres mécanismes de contrôle, de données jusque-là non disponibles. Ces données ouvertes et non sensibles, en anglais open data, deviennent alors des informations publiques brutes utilisables par tous.

On appelle données non sensibles celles ne portant pas atteinte à la vie privée ou à la sécurité de l’État et celles non soumises au droit d’auteur.

La libéralisation des données est encadrée par des licences qui fixent les conditions de leur diffusion et de leur réutilisation.

Ces données sont diverses et variées mais on peut citer en exemple les données sur les flux d’immigration permanente par motif et nationalité, les prénoms les plus données à la naissance, les moyens en personnel de la justice, les dépenses des ménages en programmes audiovisuels, la répartition territoriale des clubs par fédération française agréée ou bien encore les données sur l’évolution du transport intérieur de voyageurs en France, chacun selon une période donnée.

Quelles en sont les fins?

L’ouverture de l’accès aux données publiques permet la création de nombreux services à destination des entreprises et particuliers, principaux acteurs de ce courant.

La libéralisation de ces données appelle ainsi à développer l’innovation dans le monde de l’entreprise, comme dans celui de la recherche.

Mais, l’ambition de l’Open Data est encore plus grande car, en améliorant la transparence, en multipliant l’information accessible, l’ouverture des données favorise la confiance et la participation du citoyen. Et donc la démocratie.

 Son Fonctionnement

Les données brutes sont traitées puis mises à disposition avant d’être réutilisées.Une fois les données brutes rendues accessibles sous différents formats, celles-ci sont traitées, catalysées vers des données sémantiques interconnectées sous des formats exploitables.

Ainsi structurées, elles sont alors rassemblées et mises à la disposition de chacun sur des portails internet par chaque instance publique.

Les entreprises aussi ont commencé à rendre publique leurs données.

La réutilisation de ces données devenues informations offre des opportunités aux développeurs et entrepreneurs qui pourront les réutiliser afin de proposer des services applicatifs innovants pour le bien de tous !

La start-up Home’n’Go qui sert les particuliers s’appuie par exemple sur l’open data pour contextualiser les annonces immobilières et les faire correspondre aux attentes des internautes.

« Données sur les transports, les catégories socioprofessionnelles ou les résultats scolaires. Pour les futurs acquéreurs ou loueurs d’appartement, il peut être précieux de disposer en un coup d’œil du cadre environnemental et sociétal de la zone dans laquelle ils souhaitent s’installer. C’est précisément ce contexte que Home’n’go entend fournir. Et ce en proposant d’associer une série d’indicateurs, comme la couleur électorale ou la démographie, aux annonces identifiées par les internautes sur les grands sites d’immobilier ». http://pro.01net.com/editorial/564488/premiers-exemples-dapplications-open-data-issues-du-concours-etalab/

L’application Rengo peut également être citée. Celle-ci offre notamment au public un ensemble complet de services d’information sur les transports locaux et les déplacements doux (bus, car, train, vélo…)

Autre application très en vogue outre-manche, le San Francisco Crime Spotting qui propose une carte présentant les lieux de vandalismes ou de scènes de violences en se basant sur les dernières données ouvertes par la police locale.