Quand l’Open Data se met au service de la science

« Nous croyons fondamentalement que la seule façon de pousser la science de l’avant encore plus rapidement qu’en faisant de simples analyses,repose sur la libre communication des idées et des données. C’est pourquoi nous avons initié le projet opensciencedata » (d’après les ingénieurs fondateurs du site).

Cette plateforme est plus qu’un lieu d’exportation et de stockage de données scientifiques. Il s’agit notamment aussi d’une communauté qui se construit autour de la diffusion et de la contribution libre de données et d’idées autour de la science. Ce portail a donc pour vocation d’être un référentiel dans l’ordre des données scientifiques ouvertes. Celles-ci étant libérées, chacun est libre de les réutiliser pour les analyser, les lier à d’autres données dans le but de faire avancer la recherche scientifique. Et si, grâce à cela, on trouvait de nouveaux liens au SIDA ou aux cancers, permettant alors de trouver des remèdes?

Mais la notion de « science ouverte », cette démarche de collaboration dans des projets scientifiques, utilisant des logiciels libres de l’Open Source, pour faire avancer la recherche, remonte à bien plus loin que l’Open Data. En effet, ce sont dans les années 1990-2000, que des organisations souvent non gouvernementales (ONG) se sont formées, comme The Open Research Society, série de publications visant à faire connaître et renforcer le libre-accès à la connaissance ouverte dans tous les domaines touchant la société.

Grâce à ce mouvement de « science ouverte », une autre notion a vu le jour, celle de « recherche ouverte ». Avec l’ouverture des données scientifiques, des communautés transdisciplinaires et de tous les pays du monde collaborant dans des projets communs ont pu naître et donc apporter des nouvelles méthodologies scientifiques, des nouvelles compétences, une meilleure réactivité, refaire certaines analyses qui étaient fausses, interpréter autrement des résultats d’analyses, créer de nouvelles études, apporter de nouvelles solutions aux problèmes, créer des liens entre les différentes solutions… Bref, un véritable écosystème scientifique!

Ces projets sont clairement à l’aube de grandes avancées scientifiques et doivent être soutenus, supportés. Plusieurs solutions. La plus idyllique, faire que les grandes entreprises pharmaceutiques, les hôpitaux, les cliniques privées, les chercheurs… mettent à contribution toutes les données qu’ils ont sous la main, en passant outre les règles entourant la gestion des données qui rendent la recherche ouverte juridiquement difficile, coûteuse, voire impossible ou illégale (ou bien encore plus chimérique, le gouvernement et son corps judiciaire pourraient revoir ces règles…!). Sinon, il existe la solution de soutien financier. Openscience.org, projet dédié à la libération libre en open source des logiciels scientifiques, a, par ailleurs, mis en place une plateforme dédiée à des « mécènes » intéressés par le projet et participant à son évolution financièrement (citoyens, bailleurs de fonds et subventions, entreprises…) pour aider à la poursuite de cette démarche de recherche.

 

Sources: www.openscience.org

www.opensciencedata.org

http://fr.wikipedia.org/wiki/Science_ouverte

http://www.open-knowledge-society.org/journals.htm