[Open Data à mon service] Halte aux mensonges, le citoyen prend le pouvoir

Aujourd’hui, nous ne sommes plus obligés de croire aveuglément ce que nous racontent nos élus. A l’époque de la donnée accessible à tous, les approximations, détournements et mensonges par omission ne sont plus de bon ton.

Encore relativement confidentielle, l’Open Data a de nombreux enjeux politiques. Mais le phénomène devrait se démocratiser et les amoureux de la vérité comptent bien y contribuer.

En France, on se souvient notamment de tous les facts-checkers, qui ont repris un à un les chiffres du débat Sarkozy-Hollande pour séparer le vrai du faux. On voit aussi émerger des initiatives telles que Voxe.org, qui permet de  parcourir rapidement toutes les propositions des candidats et de les comparer point par point. En quelques clics, nous pouvons maintenant peser le pour et le contre.

 

Les 4 pinocchios, c'est la note qu'attribue le Washington Post au plus haut niveau de mensonge politique

Aux Etats-Unis, le temps où les seuls chiffres dont le citoyen disposait étaient ceux des clips de campagne est bel et bien fini. A 40 jours de l’élection présidentielle qui opposera Mitt Romney et Barack Obama, les fact checkers sont partout. A titre d’exemples, on peut citer l’excellente « page des Pinnochios » du Washington Post, ou le quizz hebdomadaire de factcheck.org qui propose aux citoyens de tester leurs connaissances des faits.

L’open data devrait donc conduire à plus de précisions, et moins de tentatives de manipulation. Et ça, c’est un grand pas pour la démocratie.