Que penser du partage des données personnelles ?

« Mes Infos », « MyData », « Smart Disclosure ».
Trois projets similaires aux initiatives Internationales.

La Maison Blanche, en septembre 2011, communique aux ministères et agences gouvernementales que la politique d’ouverture des données de l’Administration comprend le partage des données personnelles.
Aux Etats-Unis, le projet « Smart Disclosure » est lancé.

Au Royaume Uni, le Gouvernement de David Cameron, « désireux d’augmenter le pouvoir d’achat des consommateurs en rééquilibrant leur relation avec les entreprises, » a officiellement lancé, fin 2011, le projet « MyData ».
Le principe de cette ébauche repose sur le partage d’informations personnelles que possèdent les entreprises à l’égard de leurs clients.

En France, initiateur du projet « Mes Infos », Daniel Kaplan co-fondateur de la FING (Fondation pour l’internet nouvelle génération) explique : «Les entreprises n’ont pas confiance dans leurs clients. Elles passent leur temps à se sécuriser contre eux. Elles sont dans des modèles d’affaires tellement complexes qu’elles cherchent à enfermer le consommateur, à lui en dire le moins possible.»

C’est à dire…?

Un individu pourra connaître sa consommation, mesurer sa prise alimentaire, gérer son budget, comparer des produits ou des prix, évaluer son employabilité ou sa e-réputation en comparant son profil avec d’autres personnes sur des réseaux en ligne.

Le seul hic ? Les consommateurs deviendront  de plus en plus dépendants de la technologie, des entreprises, donc, des  services qu’elles auront su développés pour nous, consommateurs… Nous éloignant un peu plus de nos besoins élémentaires.

L’entreprise pourra quant à elle ; proposer au consommateur un « coaching personnalisé » grâce au recueil, à la mise à jour et à la restitution de ses données personnelles, répondre à des appels d’offres de consommateurs individuels ou d’un groupe de consommateurs ou encore recruter de manière nouvelle.

Mais attention ! Certaines entreprises et administrations, se livrent à un véritable chantage : sans données, pas de service !
Les capacités de prédiction comportementale se développent et produisent des discriminations dans l’accès aux services, voire aux droits.

Pour qu’un individu puisse utiliser ses données, il va falloir lui proposer des outils et des services pour qu’il puisse les stocker, analyser et exploiter en combinant aisance et sécurité.

Des fournisseurs de services indépendants proposent une gamme de logiciels et d’outils en ligne tels que ;

  • « Personal Analytics » : développe des connaissances et aide à la décision personnelle.
  • « Matching » : associe demandes et offres.
  • « Portabilité » : facilite la mobilité des profils individuels entre différents espaces et interlocuteurs.
  • « Entrepôt personnel » : stocke et partage des données.

Les services personnels de gestion des données favoriseront alors l’émergence d’un nouveau marché.

A venir ?

En 2013, le partage des données personnelles deviendra obligatoire au Royaume-Uni, puis dans la plupart des pays de l’Union européenne.
En 2018, la création de l’AEPC (Agence européenne de Prédiction des Comportements) à Riga, qui aura pour but de développer des algorithmes capables de prédire les comportements des individus.

Pour en savoir plus :

http://www.reseaufing.org/pg/pages/view/76705/
http://www.swissinfo.ch/fre/sciences_technologies/Reseaux_sociaux:_le_temps_des_affaires.html?cid=32194400
http://doc.openfing.org/CONFIANCE/MesInfos_Presentation_V5.pdf