[Guide 4/6] Quelles données libérer pour les entreprises ?

Quelles données libérer ?

Le cadre juridique et la notion de « données sensibles » une fois définis, examinons de plus près les données des entreprises pouvant être plus et mieux exploitées.

 

• Les chiffres de l’entreprise (données financières ou budgétaires par exemple), ses résultats, le nombre et la qualification de ses employés… Ces données, en étant libérées, montreraient la transparence des activités de la société, ce qui inspire confiance aux consommateurs, mais aussi aux actionnaires et aux investisseurs. De même, en cas de ralentissement économique, avec cette transparence, les entreprises libératrices de données pourraient bénéficier d’aides et de conseils extérieurs, sans forcément passer par des cabinets d’audit mais par leurs propres consommateurs qui, disposant d’une information parfaite, peuvent aussi bien apporter leurs avis voire même des solutions à certains problèmes et soulever des points importants non forcément relevés par l’entreprise elle-même. On peut prendre l’exemple de la SNCF et de sa communauté d’échange d’idées sur une nouvelle utilisation de ses data ; les entreprises pourraient ainsi créer sur leur site internet une rubrique « Transparence et idées de consommateurs » donnant à chacun la possibilité de donner des conseils sur la façon d’améliorer certains chiffres par rapport aux données libérées (financières, budgétaires notamment).

• Les données issues de la chaine de production : combien l’entreprise produit par jour, les flux, les transports… Avoir ces données accessibles et visibles pourrait permettre une meilleure vision globale du fonctionnement de l’entreprise et ainsi augmenter sa productivité et sa compétitivité étant donné l’accès au fonctionnement de tous. Le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique), par exemple, a pris l’initiative de réunir des données d’information, utile au bon fonctionnement de l’organisme, sous forme de base de données conçues, développées et mises à la disposition de tous. Cette base est notamment utile aux chercheurs car elle leur permet d’avoir une vision et une réflexion plus larges grâce à l’accès à toutes les données de l’organisme, pour ensuite le conseiller au mieux sur les points à améliorer dans la chaîne de production pour gagner en compétitivité, en productivité, en efficience.

• Les données issues du secteur marketing : données sur les clients/consommateurs (sans divulguer leurs coordonnées, par respect de la loi). L’objectif est simple, il s’agit pour l’entreprise de mieux profiler et segmenter ses « cibles ». Cette segmentation repose sur des données propres aux consommateurs (âge, profession, catégorie socioprofessionnelle…) pour personnaliser les messages selon les profils, avoir une meilleure approche face à la clientèle et persuader les consommateurs de passer à l’acte d’achat. Ce passage à l’acte repose lui aussi sur des données (préférences, goûts, envies…). Selon Blandine Lafargue, responsable de conférence Corp Events : « Les croisements d’informations directement sourcées par le consommateur et le traitement de larges quantités de données autorisent en effet une analyse de sentiments et une segmentation bien plus poussées que n’importe quel sondage réalisé sur un échantillon. A l’arrivée, une cartographie du marché beaucoup mieux identifiée et une prise de conscience aiguë des besoins consommateurs ». Ainsi, avec cette nouvelle géolocalisation des besoins, il est plus facile aux marketeurs de persuader sa « cible » à passer à l’acte d’achat grâce aux « techniques de personnalisation ».
L’entreprise CaptainDash aide notamment les entreprises dans ce domaine en permettant de synchroniser sur une même plateforme l’ensemble des données qui impactent le comportement d’achat, qu’elles proviennent de l’entreprise, de l’environnement Internet ou de facteurs extérieurs.