Guerres de la Révolution française

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Article principal : Guerre de la première coalition
Voir aussi : Liste des batailles de la guerre de la première coalition

1791-1792Edit

Voir aussi : Campagnes de 1792 dans les guerres révolutionnaires françaises

Le personnage clé de la réaction étrangère initiale à la révolution était l’empereur du Saint Empire romain germanique Léopold II, frère de la reine de Louis XVI, Marie-Antoinette. Léopold avait d’abord regardé la Révolution avec équanimité, mais il est devenu de plus en plus perturbé à mesure que la Révolution se radicalisait, même s’il espérait toujours éviter la guerre. Le 27 août 1791, Léopold et le roi Frédéric-Guillaume II de Prusse, en consultation avec des nobles français émigrés, publient la Déclaration de Pillnitz, qui déclare l’intérêt des monarques d’Europe pour le bien-être de Louis et de sa famille, et menace de conséquences vagues mais sévères si quelque chose devait leur arriver. Bien que Léopold ait considéré la Déclaration de Pillnitz comme un geste sans engagement visant à apaiser les sentiments des monarchistes et des nobles français, elle fut perçue en France comme une menace sérieuse et fut dénoncée par les dirigeants révolutionnaires.

La France finit par lancer un ultimatum exigeant que la monarchie des Habsbourg d’Autriche sous Léopold II, qui était également empereur du Saint Empire romain germanique, renonce à toute alliance hostile et retire ses troupes de la frontière française. La réponse est évasive et l’Assemblée française vote la guerre le 20 avril 1792 contre François II (qui a succédé à Léopold II), après une longue liste de griefs présentée par le ministre des affaires étrangères Charles François Dumouriez. Dumouriez prépare une invasion immédiate des Pays-Bas autrichiens, où il s’attend à ce que la population locale se soulève contre la domination autrichienne comme elle l’avait fait en 1790. Cependant, la révolution a profondément désorganisé l’armée, et les forces levées sont insuffisantes pour l’invasion. Après la déclaration de guerre, les soldats français désertent en masse et, dans un cas, assassinent leur général, Théobald Dillon.

Caricature anonyme représentant le traitement réservé au Manifeste de Brunswick par la population française

Alors que le gouvernement révolutionnaire lève frénétiquement des troupes fraîches et réorganise ses armées, une armée alliée majoritairement prussienne, sous les ordres de Charles Guillaume Ferdinand, duc de Brunswick, se rassemble à Coblence sur le Rhin. Le duc publie alors une proclamation appelée Manifeste de Brunswick (juillet 1792), rédigée par le cousin du roi de France, Louis Joseph de Bourbon, prince de Condé, chef d’un corps d’émigrés au sein de l’armée alliée, qui déclare l’intention des Alliés de rétablir le roi dans ses pleins pouvoirs et de traiter toute personne ou ville qui s’y oppose comme des rebelles devant être condamnés à mort par la loi martiale. Cela eut toutefois pour effet de renforcer la détermination de l’armée et du gouvernement révolutionnaires à s’opposer à eux par tous les moyens nécessaires.

Le 10 août, une foule prend d’assaut le palais des Tuileries, s’empare du roi et de sa famille. Le 19 août 1792, l’invasion de l’armée de Brunswick commence, celle-ci prenant facilement les forteresses de Longwy et de Verdun. L’invasion se poursuit, mais à Valmy, le 20 septembre, les envahisseurs se retrouvent dans une impasse face à Dumouriez et Kellermann, où l’artillerie française, très professionnelle, se distingue. Bien que la bataille se solde par un match nul sur le plan tactique, elle remonte le moral des Français. En outre, les Prussiens, constatant que la campagne avait été plus longue et plus coûteuse que prévu, décidèrent que le coût et le risque de la poursuite des combats étaient trop importants et, à l’approche de l’hiver, ils décidèrent de se retirer de France pour préserver leur armée. Le lendemain, la monarchie fut officiellement abolie alors que la Première République était déclarée (21 septembre 1792).

En attendant, les Français avaient remporté des succès sur plusieurs autres fronts, occupant la Savoie et Nice, qui faisaient partie du royaume de Sardaigne, tandis que le général Custine envahissait l’Allemagne, occupant plusieurs villes allemandes le long du Rhin et allant jusqu’à Francfort. Dumouriez passe à nouveau à l’offensive dans les Pays-Bas autrichiens, remportant une grande victoire sur les Autrichiens à la bataille de Jemappes le 6 novembre et occupant tout le pays au début de l’hiver.

1793Modifié

Voir aussi : Campagnes de 1793 dans les guerres révolutionnaires françaises, Campagne des Flandres et Guerre de Vendée
Alors que la Première Coalition attaque la nouvelle République, la France fait face à une guerre civile et à une guérilla contre-révolutionnaire. Ici, plusieurs insurgés de la chouannerie ont été faits prisonniers.

L’Espagne et le Portugal entrent dans la coalition anti-française en janvier 1793. La Grande-Bretagne commence les préparatifs militaires à la fin de 1792 et déclare que la guerre est inévitable à moins que la France ne renonce à ses conquêtes, nonobstant les assurances françaises qu’elles n’attaqueront pas la Hollande et n’annexeront pas les Pays-Bas. La Grande-Bretagne expulse l’ambassadeur français à la suite de l’exécution de Louis XVI et le 1er février, la France répond en déclarant la guerre à la Grande-Bretagne et à la République néerlandaise.

La France enrôle des centaines de milliers d’hommes, entamant une politique d’utilisation de la conscription de masse pour déployer davantage de ses effectifs que les États autocratiques ne parviennent à le faire (première étape, avec un décret du 24 février 1793 ordonnant l’enrôlement de 300 000 hommes, suivie de la mobilisation générale de tous les jeunes gens aptes à être enrôlés, par le fameux décret du 23 août 1793). Néanmoins, les alliés de la Coalition se lancent avec détermination dans l’invasion de la France lors de la campagne des Flandres.

La France subit d’abord de graves revers. Elle est chassée des Pays-Bas autrichiens et de graves révoltes éclatent dans l’ouest et le sud de la France. L’une d’entre elles, à Toulon, est la première expérience sérieuse d’action pour un jeune officier d’artillerie inconnu, Napoléon Bonaparte. Il contribue au siège de la ville et de son port en planifiant un assaut efficace avec des batteries d’artillerie bien placées qui font pleuvoir les projectiles sur les positions rebelles. Cette performance a contribué à sa réputation de tacticien compétent et a alimenté son ascension fulgurante vers le pouvoir militaire et politique. Une fois la ville occupée, il participe à la pacification des citoyens rebelles de Toulon avec la même artillerie qu’il a d’abord utilisée pour conquérir la ville.

À la fin de l’année, de nouvelles armées importantes avaient repoussé les envahisseurs étrangers, et le règne de la Terreur, une politique féroce de répression, avait supprimé les révoltes internes. L’armée française a le vent en poupe. Lazare Carnot, scientifique et membre éminent du Comité de salut public, organise les quatorze armées de la République, et est alors surnommé l’organisateur de la victoire.

1794Modifié

Voir aussi : Campagnes de 1794 dans les guerres de la Révolution française
Le général Jourdan à la bataille de Fleurus, 26 juin 1794

L’année 1794 apporte des succès accrus aux armées françaises. Sur la frontière alpine, il y a peu de changement, l’invasion française du Piémont échouant. Sur la frontière espagnole, les Français sous les ordres du général Dugommier se sont ralliés à partir de leurs positions défensives à Bayonne et Perpignan, chassant les Espagnols du Roussillon et envahissant la Catalogne. Dugommier est tué dans la bataille de la Montagne Noire en novembre.

Sur le front nord de la campagne des Flandres, les Autrichiens et les Français préparent tous deux des offensives en Belgique, les Autrichiens assiégeant Landrecies et avançant vers Mons et Maubeuge. Les Français préparent une offensive sur plusieurs fronts, avec deux armées en Flandre sous les ordres de Pichegru et Moreau, et Jourdan qui attaque depuis la frontière allemande. Les Français résistent à plusieurs actions dommageables mais peu concluantes avant de reprendre l’initiative aux batailles de Tourcoing et de Fleurus en juin. Les armées françaises repoussent les Autrichiens, les Britanniques et les Néerlandais au-delà du Rhin, occupant la Belgique, la Rhénanie et le sud des Pays-Bas.

Sur le front du Rhin moyen en juillet, l’Armée du Rhin du général Michaud tente deux offensives dans les Vosges, dont la seconde est réussie mais non suivie, permettant une contre-attaque prussienne en septembre. Pour le reste, ce secteur du front est resté largement calme au cours de l’année.

En mer, la flotte française de l’Atlantique réussit à repousser une tentative britannique d’interception d’un convoi céréalier vital en provenance des États-Unis le 1er juin Glorieux, mais au prix d’un quart de ses effectifs. Dans les Caraïbes, la flotte britannique débarque en Martinique en février, prenant toute l’île le 24 mars et la conservant jusqu’au traité d’Amiens, et en Guadeloupe en avril, où elle s’empare brièvement de l’île mais est chassée par Victor Hugues plus tard dans l’année. En Méditerranée, après l’évacuation britannique de Toulon, le chef corse Pasquale Paoli s’entend avec l’amiral Samuel Hood pour placer la Corse sous la protection britannique en échange d’une aide pour capturer les garnisons françaises de Saint-Florent, Bastia et Calvi, créant ainsi l’éphémère royaume anglo-corse.

À la fin de l’année, les armées françaises ont remporté des victoires sur tous les fronts et, à la fin de l’année, elles commencent à avancer vers les Pays-Bas.

1795Modifié

Voir aussi : Campagnes de 1795 dans les guerres révolutionnaires françaises
Armée des Émigrés à la bataille de Quiberon

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Capture de la flotte néerlandaise par les hussards français

L’année s’ouvre sur des forces françaises en train d’attaquer la République néerlandaise en plein hiver. Le peuple néerlandais se rallie à l’appel des Français et déclenche la révolution batavienne. Les villes sont occupées les unes après les autres par les Français. La flotte hollandaise fut capturée et le stadtholder Guillaume V s’enfuit pour être remplacé par une République populaire batavienne, une république sœur qui soutint la cause révolutionnaire et signa un traité avec les Français, cédant les territoires du Brabant du Nord et de Maastricht à la France le 16 mai.

Avec la chute des Pays-Bas, la Prusse décida également de quitter la coalition, signant la paix de Bâle le 6 avril, cédant la rive ouest du Rhin à la France. Cela libère la Prusse pour terminer l’occupation de la Pologne.

L’armée française en Espagne avance en Catalogne tout en prenant Bilbao et Vitoria et en marchant vers la Castille. Le 10 juillet, l’Espagne décide également de faire la paix, reconnaissant le gouvernement révolutionnaire et cédant le territoire de Saint-Domingue, mais revenant aux frontières d’avant-guerre en Europe. Cela a laissé les armées sur les Pyrénées libres de marcher vers l’est et de renforcer les armées sur les Alpes, et l’armée combinée a envahi le Piémont.

Pendant ce temps, la tentative de la Grande-Bretagne de renforcer les rebelles en Vendée en débarquant des troupes à Quiberon a échoué, et une conspiration visant à renverser le gouvernement républicain de l’intérieur a pris fin lorsque la garnison de Napoléon Bonaparte a utilisé des canons pour tirer de la mitraille sur la foule qui attaquait (ce qui a conduit à l’établissement du Directoire).

Sur la frontière rhénane, le général Pichegru, négociant avec les royalistes exilés, trahit son armée et force l’évacuation de Mannheim et l’échec du siège de Mayence par Jourdan. C’est un revers modéré pour la position des Français.

En Italie du Nord, la victoire à la bataille de Loano en novembre permet à la France d’accéder à la péninsule italienne.

1796Modifié

Voir aussi : Campagnes de 1796 dans les guerres révolutionnaires françaises
Le général Bonaparte et ses troupes traversant le pont d’Arcole

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Napoléon Bonaparte bat les Autrichiens à la bataille de Lodi

Les Français préparent une grande avancée sur trois fronts, avec Jourdan et Moreau sur le Rhin, et Bonaparte en Italie. Les trois armées devaient se rejoindre au Tyrol et marcher sur Vienne. Jourdan et Moreau avancèrent rapidement en Allemagne, et Moreau avait atteint la Bavière et le bord du Tyrol en septembre, mais Jourdan fut vaincu par l’archiduc Charles, et les deux armées furent obligées de se replier au-delà du Rhin.

Napoléon, en revanche, réussit complètement une audacieuse invasion de l’Italie. Il quitte Paris le 11 mars pour Nice afin de prendre en charge l’armée d’Italie, faible et mal approvisionnée, et y arrive le 26 mars. L’armée était déjà en cours de réorganisation et de ravitaillement lorsqu’il arriva, et il constata que la situation s’améliorait rapidement. Il est bientôt en mesure de réaliser le plan d’invasion de l’Italie qu’il préconise depuis des années, qui prévoit une avancée sur les Apennins près d’Altare pour attaquer la position ennemie de Ceva.

La campagne de Montenotte s’ouvre après que les forces autrichiennes de Johann Beaulieu ont attaqué l’extrême flanc est français près de Gênes le 10 avril. Bonaparte riposte en attaquant et en écrasant l’aile droite isolée des armées alliées à la bataille de Montenotte le 12 avril. Le lendemain, il défait une force austro-sarde à la bataille de Millesimo. Il remporte ensuite une victoire à la deuxième bataille de Dego, repoussant les Autrichiens vers le nord-est, loin de leurs alliés piémontais. Satisfait que les Autrichiens soient temporairement inertes, Bonaparte harcèle les Piémontais de Michelangelo Colli à Ceva et San Michele Mondovi avant de les fouetter à la bataille de Mondovì. Une semaine plus tard, le 28 avril, les Piémontais signent un armistice à Cherasco, se retirant des hostilités. Le 18 mai, ils signent un traité de paix à Paris, cédant la Savoie et Nice et autorisant l’utilisation des bases françaises contre l’Autriche.

Après une courte pause, Napoléon effectue une brillante manœuvre de flanc, et traverse le Pô à Plaisance, coupant presque la ligne de retraite autrichienne. Les Autrichiens s’échappent après la bataille de Fombio, mais leur arrière-garde est malmenée à Lodi le 10 mai, après quoi les Français prennent Milan. Bonaparte avance à nouveau vers l’est, repousse les Autrichiens à la bataille de Borghetto et entame en juin le siège de Mantoue. Mantoue était la plus forte base autrichienne en Italie. Pendant ce temps, les Autrichiens se retirent au nord dans les contreforts du Tyrol.

Pendant les mois de juillet et août, l’Autriche envoie une nouvelle armée en Italie sous les ordres de Dagobert Wurmser. Wurmser attaque vers Mantoue le long du côté est du lac de Garde, envoyant Peter Quasdanovich sur le côté ouest dans le but d’envelopper Bonaparte. Bonaparte exploite l’erreur des Autrichiens de diviser leurs forces pour les battre en détail, mais ce faisant, il abandonne le siège de Mantoue, qui tient encore six mois (Carl von Clauswitz mentionne dans On War que le siège aurait pu être maintenu si Bonaparte avait contourné la ville). Quasdanovich est vaincu à Lonato le 3 août et Wurmser à Castiglione le 5 août. Wurmser se retire au Tyrol et Bonaparte reprend le siège.

En septembre, Bonaparte marche vers le nord contre Trento au Tyrol, mais Wurmser a déjà marché vers Mantoue par la vallée de la Brenta, laissant la force de Paul Davidovich pour retenir les Français. Bonaparte a écrasé la force d’attente à la bataille de Rovereto. Puis il suit Wurmser dans la vallée de la Brenta, pour tomber sur les Autrichiens et les vaincre à la bataille de Bassano le 8 septembre. Wurmser choisit de marcher vers Mantoue avec une grande partie de ses troupes survivantes. Les Autrichiens échappent aux tentatives d’interception de Bonaparte, mais sont repoussés dans la ville après une bataille rangée le 15 septembre. Près de 30 000 Autrichiens sont alors pris au piège dans la forteresse. Ce nombre diminua rapidement en raison des maladies, des pertes au combat et de la faim.

Les Autrichiens envoyèrent encore une autre armée sous les ordres de József Alvinczi contre Bonaparte en novembre. Une fois encore, les Autrichiens divisent leur effort, envoyant le corps de Davidovich par le nord tandis que le corps principal d’Alvinczi attaque par l’est. Ils sont d’abord victorieux des Français à Bassano, Calliano et Caldiero. Mais Bonaparte finit par vaincre Alvinczi à la bataille d’Arcole, au sud-est de Vérone. Les Français se retournent alors contre Davidovich en force et le chassent dans le Tyrol. La seule sortie de Wurmser a été tardive et inefficace.

La rébellion en Vendée a également été finalement écrasée en 1796 par Hoche, mais la tentative de Hoche de débarquer une grande force d’invasion en Irlande a échoué.

1797Modifié

Voir aussi : Campagnes de 1797 dans les guerres révolutionnaires françaises
Napoléon Bonaparte à la bataille de Rivoli

Soldats tués au combat en 1797

Le 14 février, l’amiral britannique Jervis rencontre et défait une flotte espagnole au large du Portugal lors de la bataille du Cap St. Vincent. Cela a empêché la flotte espagnole de se donner rendez-vous avec les Français, éliminant ainsi une menace d’invasion pour la Grande-Bretagne. Cependant, la flotte britannique est affaiblie pendant le reste de l’année par les mutineries de Spithead et de Nore, qui maintiennent de nombreux navires au port pendant l’été.

Le 22 février, une force d’invasion française composée de 1 400 soldats de la Légion Noire sous le commandement du colonel américain irlandais William Tate débarque près de Fishguard (Pays de Galles). Ils sont accueillis par un groupe rapidement constitué d’environ 500 réservistes, miliciens et marins britanniques sous le commandement de John Campbell, 1er Baron Cawdor. Après de brefs affrontements avec la population civile locale et les forces de Lord Cawdor le 23 février, Tate est contraint à une reddition inconditionnelle le 24 février.

En Italie, les armées de Napoléon assiègent Mantoue au début de l’année, et une deuxième tentative des Autrichiens sous Joseph Alvinczy pour lever le siège est repoussée à la bataille de Rivoli, où les Français remportent une victoire décisive. Finalement, le 2 février, Wurmser se rend à Mantoue avec 18 000 soldats. Les forces papales demandent la paix, qui leur est accordée à Tolentino le 19 février. Napoléon est désormais libre d’attaquer le cœur de l’Autriche. Il avance directement vers l’Autriche par les Alpes juliennes, envoyant Barthélemy Joubert envahir le Tyrol.

L’archiduc Charles d’Autriche se précipite du front allemand pour défendre l’Autriche, mais il est vaincu au Tagliamento le 16 mars, et Napoléon avance en Autriche, occupant Klagenfurt et se préparant à un rendez-vous avec Joubert devant Vienne. En Allemagne, les armées de Hoche et de Moreau repassent le Rhin en avril après l’échec de l’année précédente. Les victoires de Napoléon ayant effrayé les Autrichiens pour qu’ils fassent la paix, ils concluent la paix de Léoben en avril, mettant fin aux hostilités. Cependant, son absence d’Italie avait permis le déclenchement de la révolte connue sous le nom de Veronese Easters le 17 avril, qui fut réprimée huit jours plus tard.

Bien que la Grande-Bretagne soit restée en guerre avec la France, cela mit effectivement fin à la Première Coalition. L’Autriche a ensuite signé le traité de Campo Formio, cédant les Pays-Bas autrichiens à la France et reconnaissant la frontière française au Rhin. L’Autriche et la France se partagent également Venise.

1798Modification

Articles principaux : Campagnes de 1798 dans les guerres révolutionnaires françaises, campagne française en Égypte et en Syrie, quasi-guerre, invasion française de la Suisse et rébellion irlandaise de 1798
En juillet 1798, les forces françaises sous Napoléon anéantissent une armée égyptienne à la bataille des Pyramides. Cette victoire facilite la conquête de l’Égypte et reste l’une des plus importantes batailles de l’époque.

Bataille du Nil, août 1798. La flotte britannique porte sur la ligne française.

N’ayant plus que la Grande-Bretagne à combattre et une marine insuffisante pour mener une guerre directe, Napoléon conçoit en 1798 une invasion de l’Égypte, qui satisfait son désir personnel de gloire et celui du Directoire de l’éloigner de Paris. L’objectif militaire de l’expédition n’est pas tout à fait clair, mais pourrait avoir été de menacer la domination britannique en Inde.

Napoléon navigue de Toulon à Alexandrie, prenant Malte en chemin, et débarquant en juin. Marchant vers Le Caire, il remporte une grande victoire à la bataille des Pyramides ; cependant, sa flotte est coulée par Nelson à la bataille du Nil, l’immobilisant en Égypte. Napoléon passe le reste de l’année à consolider sa position en Égypte.

Le gouvernement français profite également des troubles internes en Suisse pour l’envahir, établissant la République helvétique et annexant Genève. Les troupes françaises ont également déposé le pape Pie VI, établissant une république à Rome.

Un corps expéditionnaire a été envoyé dans le comté de Mayo, en Irlande, pour aider à la rébellion contre la Grande-Bretagne à l’été 1798. Il a remporté quelques succès contre les forces britanniques, notamment à Castlebar, mais a finalement été mis en déroute en essayant d’atteindre Dublin. Les navires français envoyés pour les aider sont capturés par la Royal Navy au large du comté de Donegal.

Les Français sont également sous pression dans le sud des Pays-Bas et au Luxembourg où les populations locales se révoltent contre la conscription et les violences antireligieuses (guerre des paysans). Les Français avaient pris ce territoire en 1794, mais il leur appartenait officiellement en 1797 en raison d’un traité avec l’Autriche. Les forces françaises ont facilement géré la rébellion des paysans dans les Pays-Bas méridionaux, et ont été en mesure de mettre à terre les forces révoltées en moins de 2 mois.

Les Français en 1798 ont mené une guerre non déclarée en mer contre les États-Unis, qui était connue diversement comme la « Quasi-Guerre », la « Demi-Guerre » et les « Guerres de pirates ». Elle fut résolue pacifiquement avec la Convention de 1800.

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