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Les disparités en matière de santé des hommes noirs doivent être considérées dans le contexte plus large de la santé publique, du bien-être communautaire et de la formation des familles. Healthy People 2020 reconnaît les facteurs écologiques et individuels qui déterminent la santé et le bien-être tout au long de la vie. L’espérance de vie résume l’impact du risque tout au long de la vie.

Considérez l’espérance de vie par race (inégalités Noirs:Blancs) et par sexe de 1900 à 2011. Bien qu’elle se soit améliorée pour tous les groupes de race/ethnie et de sexe au cours des 111 dernières années, les hommes noirs continuent d’avoir une espérance de vie à la naissance nettement inférieure à celle des femmes noires et des femmes et hommes blancs (figure 1a).1 En 1900, l’espérance de vie estimée pour les hommes blancs était de 46,6 ans ; pour les hommes non-blancs, elle était de 43,5 ans ; pour les femmes blanches, elle était de 48,7 ans et pour les femmes non-blancs, elle était de 33,5 ans. En 2011, l’espérance de vie des hommes blancs était de 76,6 ans, celle des hommes noirs de 72,2 ans, celle des femmes blanches de 81,1 ans et celle des femmes noires de 78,2 ans. Pour les deux sexes, la différence relative d’espérance de vie a diminué, passant d’un maximum de 34 % en 1900 à un minimum de 4 % en 2011 (figure 1b). Les différences relatives d’espérance de vie ont diminué à un rythme régulier jusqu’en 1960, puis ont atteint un plateau pour les hommes et les femmes jusqu’en 1990. Le plateau des ratios relatifs pour les hommes reflète probablement une augmentation de la mortalité par homicide et par VIH chez les hommes noirs jeunes ou d’âge moyen. Après 1990, les différences relatives ont diminué régulièrement pour les hommes et les femmes, reflétant les augmentations annuelles de l’espérance de vie (figure 1b).

Espérance de vie aux États-Unis (a) à la naissance (en années) par race et par sexe et (b) différence relative (%) globale et par sexe : 1900-2011

Source. National Center for Health Statistics des Centers for Disease Control and Prevention et, pour la période 1900-1928, les États qui étaient inclus dans le système d’enregistrement des registres d’état civil des États-Unis (12 États en 1900 et 46 États en 1928).

Les améliorations postérieures à 1990 de l’espérance de vie à la naissance reflètent principalement des augmentations de la survie après 75 ans. Ces améliorations ont été plus importantes pour les femmes que pour les hommes, et pour les Blancs par rapport aux Noirs. Il y a un décalage dans l’augmentation de la survie entre l’âge de 45 et 75 ans pour les Noirs, l’écart le plus important concernant la survie des hommes noirs. Les augmentations de la durée de vie maximale ont été comparativement faibles. L’analyse des tables de survie montre que les améliorations de l’espérance de vie entre l’âge jeune et l’âge moyen sont proches de leurs limites (avec des taux de survie > 90%). Un examen des rapports relatifs des taux de mortalité par âge pour les hommes reflète ces changements spécifiques à la race. En 1960, les ratios relatifs de mortalité par âge ont augmenté de la naissance à l’âge de 40 ans (les taux de mortalité des hommes noirs étant de 40 % à 230 % plus élevés que ceux des hommes blancs), puis ont diminué jusqu’à -10 % à l’âge de 85 ans (les taux de mortalité des Noirs étaient inférieurs de 10 % à 85 ans). En 2013, les ratios relatifs sont restés relativement constants de la naissance à l’âge de 70 ans (les taux de mortalité des hommes noirs étant supérieurs d’environ 40 % aux taux de mortalité des hommes blancs), puis ont diminué pour atteindre 0 % à l’âge de 85 ans. La majeure partie de l’amélioration de l’espérance de vie au cours de la première moitié du XXe siècle est attribuable à la réduction de la mortalité infantile et juvénile et à la diminution des décès dus à des maladies infectieuses aiguës. Les taux de déclin ont été plus lents pour les hommes et les femmes noirs, ce qui a entraîné des ratios relatifs plus importants dans l’espérance de vie.

L’espérance de vie et d’autres résultats de santé sont affectés par des expositions à un large éventail de facteurs de risque sociaux, économiques et biologiques pendant des périodes critiques du parcours de vie. Les expositions en début de vie augmentent le risque de maladie et ont des effets négatifs cumulatifs tout au long de la vie sur la structure et la fonction des organes, des tissus et des systèmes corporels.2 Certains ont qualifié les expositions prénatales négatives associées à une mauvaise croissance in utero, à un faible poids à la naissance ou à une naissance prématurée de  » modificateurs d’effets à un stade ultérieur de la vie  » et les ont associées aux maladies coronariennes, à l’hypertension et à la résistance à l’insuline. De nombreux facteurs de risque historiques, sociaux, économiques, physiques et biologiques façonnent le parcours de vie des hommes noirs et contribuent à leur taux accru de morbidité et de mortalité prématurées. Il s’agit notamment du rôle des lieux et des espaces où les hommes noirs et leurs familles vivent, travaillent, pratiquent leur culte et se divertissent ; du risque qui accompagne la formation de la famille dans la communauté noire ; et du risque individuel accru sur le plan social, économique et comportemental qui est associé au fait d’être noir en Amérique3-6

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